
Extrait de " Quatre saisons pour un festin"
Pendant
un an, Guy Savoy nous a servi de guide afin de rencontrer des professionnels sachant
valoriser leur travail par la sélection leur matière première,
la maîtrise leur fabrication, le contrôle de la qualité de
leur produit. " Quatre saisons pour un festin " cest
aussi une histoire de confiance, damour du travail et damitié.

A la fin du festin, Alexandre de Lur Saluces a apporté
deux bouteilles dYquem de 1899 et 1900 !
Danielle Savoy : " Alors? "
Guy Savoy : " Cest Yquem. "
Alexandre de Lur Saluces : " Alors dans le vin, il y a toujours à la fois ce quon a objectivement, et puis ce quon ajoute subjectivement. Et évidemment 100 ans, ça commence à être un chiffre impressionnant. Alors on peut rêver sur tout le siècle qui sest déroulé et qui a magnifier encore ce vin. "
Louis Marchand : " Quand jétais jeune, que javais 18, 20 ans et encore maintenant si javais le temps, jaurais payé pour aller vendanger à Château dYquem. Parce que ce sont des choses quon rêve de faire et quon rêve daccomplir et de connaître dans sa vie et cela est rare, cest très rare. Si un jour je passe à Château dYquem, je me permettrais daller vous voir. "
Alexandre de Lur Saluces : " Venez vendanger. "
Louis Marchand : " Jirai avec un petit paquet de chocolat "
Le chef de rang : " Vous avez les desserts dYquem. Alors vous allez commencer avec le soufflet à la mangue et au gingembre "
Guy : " avant quil ne retombe. "
Le chef de rang : " Ensuite, vous avez un sablé accompagné de coin. Puis le Pithiviers, Vous avez une compotée de Couamcouat avec une glace à la cannelle, et enfin labricot rôti garni dananas. "
Guy : " Il y aussi une glace cannelle sur une confiture de goyave. Écoutez, ce que je souhaiterais, cest que le siècle prochain démarre aussi bien que celui là se termine et quon ait toujours la possibilité davoir autant de bonnes choses à notre disposition. "
Alexandre de Lur Saluces : " Il faut des magiciens "
Louis Marchand : " et des magiciens, des jeunes qui y croient. Moi je ne peux vous dire quune chose, messieurs les cuisiniers, jai eu la chance, je dis bien la chance, davoir votre patron tout petit chez nous. Je vous souhaite simplement une chose, cest de croire en votre métier comme lui y a cru et davoir la même réussite. Si vous y croyez, vous êtes capables. Vous savez, ce que vos anciens ont fait, pour vous cest un ancien, pour moi cest un jeune, mais si vous croyez dans votre métier vous le ferez, et si vous laimez vous le ferez encore mieux. Cest toute la chance que je vous souhaite.